circle-loader

Hier soir, nous étions pas moins de 31,84 millions de Français à suivre l’allocution du président Emmanuel Macron. Face à cette situation qualifiée de « guerre sanitaire », de nombreuses restrictions ont été annoncées. Notamment concernant les déplacements de la population, pendant au moins quinze jours. À partir d’aujourd’hui midi, les déplacements ont été « réduits au maximum » avec un renforcement des contrôles en frontières. Mais qu’en est-il des transports de personnes ? Zoom sur les mesures prises par les différents opérateurs français de transports publics, trains et avions, pour faire face au Coronavirus.

Moins d’un train sur 2 en circulation

Alors que chez nos voisins italiens de nombreuses lignes Thello reliant Paris ou Marseille ont été suspendues jusqu’au 3 avril. Du côté de la SNCF on annonce une baisse de la fréquence des trains longues distances. D’après le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, la fréquence des trains devrait passer entre 30 et 40 % du service normal. Ceci dans le but d’éviter les phénomènes « d’exode » ». Actuellement, de nombreuses personnes quittent les grandes villes pour se réfugier à la campagne. Au risque toutefois de « favoriser davantage la circulation et la propagation du virus sur le territoire » .
Du côté des TER, ce dernier a précisé que « nous garderons une offre pour l’instant évaluée à 35% à 40%. Nous pilotons les besoins au jour le jour. Nous ne voulons surtout pas sous-dimensionner l’offre parce que nous voulons que les trajets qui vont se faire dans les jours prochains se fassent dans de bonnes conditions ». Depuis le 23 mars, l’ensemble des TGV et Transiliens sont notamment gratuits à destination du personnel soignant.

Du point de vue commercial, l’ensemble des voyages en TGV Inoui ou Intercités, prévus jusqu’au 30 avril, pourront être annulés ou échangés, sans frais. De même pour les voyages en Eurostar, TGV France-Bruxelles, TGV France-Luxembourg, DB-SNCF ou encore TGV Lyria. De plus, face au COVID-19, d’autres mesures ont été prises pour des raisons d’hygiène. Comme la suspension des contrôles de billets à bord des TGV nationaux, ou encore au nettoyage des trains une fois par jour.

Des transports en commun malgré tout maintenus

Autre restriction, la baisse de fréquentation des bus et métros. Comme annoncé par le secrétaire d’état, « aujourd’hui, il y a 70 % de bus et de métros qui roulent. Et nous allons réduire très progressivement dans les jours qui viennent, en lien avec les opérateurs des transports. » Ainsi par exemple du côté de la capitale, la RATP a annoncé deux métros sur 3, 70% des bus et tramways. Sur les lignes RER, 60% des RER B seront maintenus et 50% des RER A. Les fiches horaires des transiliens, maintenus le lendemain, seront publiées tous les jours, à partir de 17h. Enfin, dernière mesure prise à compter du 23 mars avec près de 20 lignes de bus ont été réservés aux personnels hospitaliers.

Sur Lyon, le SYTRAL annonce un allègement de « 30% de la fréquence des bus, des tramways, des métros et des funiculaires ». La circulation est maintenue normale du côté des Cars du Rhône et du service de navette aéroport Rhônexpress. À Bordeaux, l’ensemble du réseau TBM ne circulera uniquement que de 6h30 et 20h30. Alors qu’à Toulouse la majorité des lignes de bus Tisseo applique les horaires vacances. La question se pose dans certaines régions de rendre gratuits les transports en commun. C’est notamment le cas de la région Aquitaine. Cette dernière vient d’instaurer la gratuité de tous ses bus à partir d’hier. Ceci dans le but de limiter un maximum les contacts entre chauffeur et passagers.

Par ailleurs, au niveau national, des mesures sanitaires vont être mises en place pour lutter face au COVID-19. D’après le secrétaire d’état aux transports, un décret sera présenté en conseil des ministres. Il entrera en vigueur ce jeudi 19 mars. Il établira des procédures bien précises « de manière à rassurer les voyageurs ». Ce dernier détaillera que « Quand ils devront prendre le bus, ils entreront par l’arrière du bus. Il y aura une rangée qui sera laissée libre entre le conducteur et les voyageurs. Nous inscrirons dans la loi l’obligation de désinfection quotidienne, au moins une fois par jour, de l’ensemble des véhicules de transports publics ».

Comme ajouté par Jean-Baptiste Djebbari, « dans le métro, de la même façon, nous veillerons à ce que les distances de sécurité sanitaire soient respectées. Nous mettons à disposition de l’ensemble des agents des kits avec du gel hydroalcoolique de manière à ce que ceux-ci se sentent tout à fait sereins dans leur travail » En cas de non respect, les opérateurs de transports publics pourront se voir retirer leur agrément d’exploitation.

Moins d’avions, essentiellement des rapatriements

coronavirus-avion-aerien

Face à la fermeture des frontières européennes, nous observons une forte réduction du trafic aérien. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à visionner notre dernier Mobizap. En effet, l’ensemble des compagnies aériennes européennes s’apprêtent à supprimer 75 % à 99 % de leurs vols et à clouer au sol une grande partie de leurs flottes.

C’est notamment le cas du côté de la compagnie aérienne tricolore. La décision a été prise sur l’arrêt de l’ensemble de sa flotte Airbus 380 et KLM, l’ensemble de ses Boeing 747. Du jamais vu pour Air France KLM, avec une baisse de 70 à 90% de son offre en siège kilomètre offert. Indicateur de productivité consistant à rapporter les coûts opérationnels d’un vol au nombre de sièges dans l’avion et à la distance parcourue.  Quasiment à l’arrêt, le groupe prévoit ainsi de réduire de 350 millions d’euros ses investissements. Ceci couplé au lancement d’un « plan d’adaptation », annoncé par le directeur général, Benjamin Smith. Ceci pour faire face à cette « crise sans précédent ».

À venir, la fermeture de certains terminaux

Alors que l’Egypte ou encore le Tchad viennent d’annoncer la fermeture de tous leurs aéroports, en France la majorité reste ouvert. Par contre, certains terminaux ferment leurs portes. C’est notamment le cas du terminal 2 de l’aéroport Marseille Provence, Orly 2 avec une fermeture prévue ce mercredi. Mais également, plusieurs terminaux de Roissy, en « fin de semaine ». Comme précisé dans le communiqué du groupe ADP, « S’agissant de Paris-Charles de Gaulle, les fermetures envisagées concernent certaines salles d’embarquement du périmètre du Hub et certains autres terminaux (notamment le hall M du terminal 2E, le terminal 2G et le terminal 3). S’agissant de Paris-Orly, les premières fermetures envisagées sont celles d’Orly 2 ». D’autres aéroports internationaux appartenant au Groupe ADP envisagent également d’être fermés. C’est notamment le cas des « aéroports d’Amman en Jordanie, d’Ohrid en Macédoine et de Riga en Lettonie. »

Sur ce, protégez-vous en limitant un maximum vos déplacements, restez chez vous et prenez bien soin de vous-même et vos proches.

A lire aussi : [INFOGRAPHIE] Les transports en commun gratuits, avenir ou utopie ?

Tags:

Post a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *