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De la Savoie à la Chine en passant par Dubaï, Poma s’est imposé en tant que leader du transport par câble partout dans le monde. Véritable transport d’avenir, le téléphérique commence à émerger de plus en plus dans le paysage urbain, notamment en France où de plus en plus de villes lancent leurs réseaux. Zoom sur Poma, une entreprise iséroise qui fleurit depuis des années dans le monde entier.

Poma, une entreprise historique

C’est en 1936 que les premières installations de Poma voient le jour. Jean Pomalski installe cette année-là l’un des premiers remonte-pentes du monde à l’Alpe d’Huez. C’est à partir de là que l’entreprise voit officiellement le jour en 1947 à Grenoble sous le nom de Poma. Ses installations contribuent notamment à la popularisation des sports d’hiver. 80 ans après, Poma génère un chiffre d’affaires de près de 450 millions d’euros en 2018. Avec plus de 8 000 installations à travers 90 pays du monde, l’entreprise emploie 1 575 personnes en France et à travers le monde.

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Poma ne se contente cependant pas de rester dans la montagne. Depuis toutes ces années, l’entreprise s’est grandement diversifiée. Elle est à la fois présente dans l’industrie du tourisme mais aussi dans les paysages urbains de plusieurs villes du monde dont New-York, Medellín ou Beijing.

L’entreprise se démarque notamment grâce à ses innovations et sa faculté à s’adapter à des environnements hostiles. En effet, l’entreprise a réussi à construire des télécabines en mer, dans la baie de Nha Trang au Vietnam, ou encore vers la Grande Muraille de Chine. Poma cherche toujours à améliorer ses produits en proposant : des sièges chauffants, des panneaux solaires, des plancher transparent, etc. Pour aller encore plus loin, l’entreprise a même conçu en 2010 un funiculaire baptisé « Blanc-blanc » qui relie deux laboratoires du Commissariat à l’énergie atomique à Grenoble. Doté de filtres à air ne laissant passer aucune particule, les chercheurs n’ont plus à changer de combinaison à chaque fois qu’ils changent de bâtiment.

Le téléphérique, un transport d’avenir

Dans des villes comme Medellín, le téléphérique a eu un véritable impact social dans les années 2000. En effet, il a permis de désenclaver les bidonvilles positionnés en hauteur dans la montagne. Les téléphériques ont connu un tel succès que de nouvelles lignes ont été installées très récemment. D’après la mairie de Medellín, le téléphérique a considérablement fait baisser la violence, en la sortant notamment du top 20 des villes les plus dangereuses. C’est donc l’un des seuls modes de transport permettant vraiment d’éviter les fractures urbaines.

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Cet exemple s’illustre aussi à Brest. Effectivement, c’est en 2016 que la ville se dote d’un téléphérique qui permet de traverser le fleuve Penfeld. De ce fait il a permis de relier le quartier des Capucins, autrefois écarté, au reste de la ville et a donc contribué à la dynamisation économique du quartier. De plus, grâce à son architecture, il permet bien souvent d’avoir une vue imprenable sur les villes, et constitue donc un élément touristique pouvant attirer de potentiels utilisateurs.

En plus d’avoir un véritable impact sociale et économique sur les différents quartiers de la ville, le téléphérique urbain possède de nombreuses vertus écologiques, comparés à ses concurrents. En effet, il est 100% électrique et consomme beaucoup moins que le tramway ou le métro par exemple. De plus, le téléphérique se dote aussi d’un aspect pratique. En effet, en survolant certaines zones denses, il permet de franchir des obstacles naturels ou architecturaux, ce qui est impossible avec l’installation d’un tramway par exemple. Cela signifie aussi un réel gain de temps pour les habitants. L’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, avait d’ailleurs déclaré : « Il n’y a pas plus propre que le transport par téléphérique, il n’y a pas plus sécurisé, il n’y a pas plus silencieux et en plus il n’y a pas moins coûteux”.

Poma de retour en France

Bien que peu présent dans les villes de France, le téléphérique gagne du terrain et de nombreuses villes souhaitent l’installer, afin de compléter leur réseau de transport déjà existant. Pour l’heure, la seule ville de France dotée d’un téléphérique urbain est Brest. Cependant, 13 projets d’installations sont à l’étude en Île-de-France et dans plusieurs villes dont Toulouse, Saint-Denis (Réunion) et Grenoble.

En effet, en février dernier, Poma a remporté l’appel d’offre lancé par la SMAAG (syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise) pour la construction d’une nouvelle ligne de téléphérique qui traversa la presqu’île. Sa construction devrait se terminer vers 2023. Grâce à ce projet, l’entreprise se rapproche donc de son siège social et a même déclaré : « C’est une vraie fierté que ce soit chez nous, en Europe, en France, à Grenoble. Après en avoir fait tout autour du monde, Grenoble c’est vraiment une belle étape pour nous, pour l’entreprise« .

Grenoble Alpes Métropole téléphérique
© Grenoble Alpes Métropole

Poma ne s’arrête pas là et va aussi participer au projet de la ville de Toulouse, en construisant notamment le plus grand téléphérique urbain de de France. Ce nouveau téléphérique permettra de désengorger la zone sud de la ville qui génère 7 000 nouveaux emplois chaque année. Il sera ainsi desservi par de nouvelles lignes de bus permettant aux utilisateurs de rejoindre les différents points de la ville facilement.

Il est fort à parier que le téléphérique urbain va s’imposer de plus en plus dans les villes comme le nouveau mode de transport écologique.

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