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Initialement prévu sur 5 hectares, c’est finalement sur 70 hectares que Google à l’intention de construire sa ville futuriste ultra-connectée. Le projet qui verrait le jour à Toronto couterait près de 3,9 milliards de dollars à la multinationale. Les futures rues truffées de capteurs et de caméras suscitent déjà des critiques. Dans cet article Lyko vous en dit plus sur cette smart-city.

Un peu plus d’un an après avoir reçu l’aval des autorités pour démarrer les plans, Sidewalk Labs, la filiale d’Alphabet (maison mère de Google) dédiée aux innovations urbaines, a dévoilé ce lundi 23 juin les plans du projet de ville intelligente qu’il compte bâtir sur les quais de la plus grande ville canadienne.

Le futur temple de l’innovation urbaine

C’est dans un document de 1500 pages que le géant américain a dévoilé un aperçu de sa ville de rêve, les feux de signalisation seront capables de mesurer la vitesse des piétons qui traversent la route. Des capteurs seront installés dans les rues piétonnes pour mesurer le flux des piétons. Il y’aura des voitures autonomes, les rues seront chauffées l’hiver, et des robots devraient être capables de récolter les déchets. Cette partie de Toronto sera bien sûr totalement connectée à Internet. Malgré toutes ces nouvelles technologies, la multinationale insiste beaucoup sur la qualité de vie des habitants, le fait de favoriser la mobilité douce et la volonté de construire des bâtiments principalement en bois.

Un Projet ambitieux et solidaire

La filiale d’Alphabet envisage de débuter les constructions de cette ville intelligente d’ici à 2022, sous réserve de l’acceptation par les autorités locales et le gouvernement canadien du projet global. Le coût est estimé à 3,9 milliards de dollars par Sidewalk Lab, qui compte jouer un rôle prépondérant en investissant 900 millions de dollars dans le projet.

plan de la smart-city

Si Google souhaite y implanter son siège social canadien, les friches industrielles rasées pour bâtir cette smart-city n’accueilleront ni des ingénieurs de Google ni des cobayes. Ces nouveaux quartiers sont destinés à héberger des milliers d’habitants dont une partie aura droit à des loyers modérés, (-40% en dessous des prix du marché) assure la société. Elle promet aussi un total de 44.000 emplois et une contribution de 14,2 milliards de dollars à l’économie de Toronto d’ici 2040 lorsque le projet sera achevé.

La smart-city qui inquiète

Dès la présentation de ce plan, des voix critiques se sont fait entendre. « Ce projet met entre les mains d’une entreprise des politiques publiques en les soustrayant à la démocratie », a affirmé Bianca Wylie, responsable du Centre for International Governance Innovation. « Ce n’est pas une feuille de route pour une ville intelligente, c’est un assaut contre notre démocratie », s’est exclamé Jim Balsillie, ancien directeur de la société canadienne BlackBerry. Sidewalk Labs a tenté de rassurer en affirmant que toutes les données seront anonymisées et qu’un comité externe déciderait de leur utilisation.

Ce projet de ville intelligente est assez similaire au projet français « Transpolis ». En revanche Alphabet, qui compte gagner de l’argent via la vente ou la location de logements ainsi que la mise à disposition de certains services, dit pouvoir rentabiliser le projet dès 2028.

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