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Cela fait maintenant des mois que nous sommes frappés par une crise planétaire. Une pandémie se profilant comme un moment historique qui marquera un avant et après COVID-19. Et ce, notamment au niveau de l’environnement. Depuis l’arrêt progressif des transports publics et privés, plusieurs villes enregistrent des taux historiques de pollution. En tant que fervent de la mobilité durable et douce, nous nous sommes intéressés de plus près à ces bouleversements environnementaux. À travers notre infographie, découvrez à quel niveau cela se traduit-il ? Et enfin, quelles nouvelles résolutions adopter en matière de mobilité afin de continuer à préserver notre planète.

Des rues désertées aux quatre coins du monde

À travers le monde, ce sont plus de 184 pays qui sont actuellement touchés par le COVID-19. Pour rappel l’ONU, recense 194 pays dans le monde. Soit 9 pays sur 10 confrontés au Coronavirus ! Partielles ou totales, d’après l’AFP, plus de 80 pays ont choisi de mettre en place des mesures de confinement. Ainsi, actuellement c’est plus de la moitié de la population qui se retrouve calfeutrée chez soi. D’après un sondage de l’association 40 Millions d’automobilistes, 94 % des français prétendent ne pas avoir roulé plus, depuis l’apparition du coronavirus. 

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Une crise qui a également bouleversé le secteur des transports publics et privés. En effet, transports en commun, taxis, VTC, trottinettes, vélos, etc. ont progressivement limité voire arrêté leurs activités. D’après Moovit, les transports en commun français ont enregistré une baisse du trafic moyen de 87,21 %. Nous avons notamment illustré dans l’infographie une carte représentant ces taux sur 10 villes. De même du côté de la SNCF, qui n’assure plus que 7 % de son trafic normal. Elle a récemment retiré sur son site les offres OUIGO, Eurolines, Blablabus et Blablacar. Niveau micro-mobilité, la majorité des services de trottinettes en libre-service sont à l’arrêt. C’est le cas de Bird, Lime, Jump ou Voi. À ce jour, seul Dott a maintenu son service.

Cela se répercute également au niveau des transports aérien. On estime que les compagnies opérant en France pourraient perdre environ 65 millions de passagers. En effet, Air France a maintenu seulement 10% de ses vols, constitués principalement de rapatriements.

Des transports paralysés engendrant une meilleure qualité de l’air

Comme vous le saviez peut-être déjà, le transport est la première source de gaz à effet de serre. En 2019, le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa) a démontré à travers son rapport Secten qu’en 2017 les transports contribuaient à 29,7 % des émissions en équivalent CO2. Et ce, devant l’industrie et le secteur tertiaire (25,8 %) et l’agriculture (18,9 %). Ce pôle transport englobe les sources routières, principal émetteur et les sources non routières (aérien, ferroviaire et fluvial). En effet, les trois quarts des émissions liées au transport sont dues aux voitures, bus et camions. Vient ensuite respectivement le transport aérien (12%), maritime (11%) et autres transports (3%). Ces émissions sont principalement liées de la combustion des combustibles. Mais aussi de l’évaporation de l’essence et aux abrasions (freins, pneus, route, caténaires, etc.).

Au niveau de Paris

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Cartes moyennes de pollution au dioxyde d’azote du 17 au 19 mars : en situation normale, de confinement, et la différence entre les deux |  © Airparif

Grâce à ces cartes, nous pouvons constater que le confinement a eu un réel impact sur l’amélioration de la qualité de l’air. D’après Airparif, « cette évaluation met en avant une amélioration de la qualité de l’air de l’ordre de 20 à 30 % dans l’agglomération parisienne. Consécutive à une baisse des émissions de plus de 60% pour les oxydes d’azote « . Dans son étude, l’association ajoute également que «cette baisse des polluants de l’air s’accompagne d’une baisse du dioxyde de carbone ». Important de préciser qu’ « en 40 ans de mesure d’Airparif, cette situation ne s’est jamais produite de manière aussi importante et sur autant de stations ».

Au niveau de Lyon

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Cartographie du maximum horaire en dioxyde d’azote pour le mercredi 11 mars (à gauche) et vendredi 20 mars (au milieu) – écart entre ces deux journées (à droite) | © ATMO Auvergne Rhône-Alpes

Même constat, du côté de Lyon. Avec une baisse de la circulation des voitures de 85% au centre ville, les concentrations de dioxyde d’azote ont fortement baissés. Une baisse estimée de 47% et 30% au niveau des particules fines. Stéphane Socquet, directeur de production Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, en charge de l’évaluation de la qualité de l’air de la région a affirmé qu’ « on approchait de niveaux qui ne sont quasiment jamais observables en centre ville ». Autre constat à soulever, la forte baisse du niveau sonore. En effet, l’Observatoire de l’environnement sonore de la Métropole a relevé une diminution de nuisances sonores suivant l’instauration des mesures de confinement. Notamment du côté de la fameuse Place Bellecour. Une différence de plus de 13 décibels a été observée entre un samedi soir ordinaire et un samedi de confinement. 

OK, mais après COVID-19 ? Allons-nous faire marche arrière…

Comme nous avons pu voir cette pause forcée de la vie sociale impacte fortement notre planète. Mais une fois le déconfinement, que va-t-il se passer ? Arrêt du télétravail, on ressort la voiture du garage pour se rendre au travail ou encore faire ses courses. Enjeu majeur pour notre planète mais également pour notre santé, il est important de préciser que la pollution de l’air est la deuxième cause de mortalité évitable en France. Selon une étude de Santé Publique, elle provoquerait près de 48 000 décès par an, en France.

De ce constat, il est donc important de tirer des leçons de ce qui nous arrive. Avec pour mission d’agir pour un monde meilleur. Cela peut commencer notamment par modifier légèrement nos habitudes de mobilité. En effet, d’après l’étude ci-dessous de l’Ademe, sur un trajet de 2km, en un an, la voiture émet deux fois plus de CO2 que le bus. Neuf fois plus que le TER et soixante-quinze fois plus que les transports en commun (RER, Métro, Tramway, etc.).

Comme précisé dans notre article « Les français toujours aussi accros à leur voiture, d’après l’Ipsos 87 % des français l’utilisent au moins une fois par jour. De ce constat, il est important de commencer à penser à privilégier des transport moins polluants. Notamment lors de nos trajets quotidiens. Sachant qu’il n’est pas facile pour tous d’adopter cela, en raison de sa géolocalisation par exemple, certaines solutions permettent d’y remédier. C’est par ailleurs le cas du MaaS.

Plateforme regroupant différents modes de transport, elle a pour but de permettre la planification et la réservation de plusieurs opérateurs de transport. Le tout sur une seule et même plateforme. Lyko a notamment développé les outils les plus puissants et intuitifs pour lancer et développer sa propre solution MaaS, via l’intégration d’une simple API regroupant près de 1200 services de mobilité du monde entier. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre site internet lyko.tech.

Pour découvrir l’intégralité de notre infographie,
c’est par ici…

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A voir également :
[INFOGRAPHIE] Zoom sur Lyon, championne de la mobilité urbaine en 2019

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