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Le MaaS part d’un constat : il est de plus en plus difficile pour les utilisateurs de s’y retrouver en vue du grand nombre de services de mobilités disponibles. Le but est donc de tout regrouper sur une seule et même plateforme. Pour cela, de nombreux acteurs développent des applications de mobilité afin de la simplifier pour les utilisateurs. L’objectif est donc de favoriser l’usage des mobilités douces plutôt que des véhicules individuelles. En tant qu’expert du Mobility as a Service, nous avons, au cours de notre infographie, analysé les différentes applications présentes sur le marché français et européen.

Le MaaS séduit de plus en plus

Au cours d’une étude mené par l’Observatoire société et consommation et par Chronos en 2018, près de 59% des Européens déclarent être intéressés par le MaaS. L’intérêt porte majoritairement (44%) sur la facilitation de l’accès aux transports en communs. Viens ensuite un intérêt pour trouver d’autres façons de se déplacer (35%) et d’une volonté de diminuer l’usage de la voiture personnelle (35%). Cette étude, mené dans 4 pays différents (France, Espagne, Royaume-Uni et Allemagne) auprès de 7 0000 personnes, montre bien que les Européens se sentent de plus en plus près à utiliser d’autres alternatives pour se déplacer, mais pour cela il faut que la mobilité soit simplifiée, à travers le MaaS notamment. Si aujourd’hui le marché du MaaS est de 6 milliards de dollars, on estime qu’il sera de 200 milliards de dollars d’ici 2030. Le MaaS se montre donc comme un marché porteur et essentielle à la vie des utilisateurs qui s’urbanisent de plus en plus.

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Cependant, il est important de définir le MaaS et ces différents niveaux. Joël Hazan, Nikolaus Lang et Hind El Abassi Chraibi, du Boston Consulting Group ont déterminés 4 niveaux du MaaS :

  • Niveau 1 : « planification ». Ici, les plateformes coordonnent les différents modes de transports et créer un itinéraire à partir des données disponibles.
  • Niveau 2 : « planification + vente de billets ». A ce niveau, en plus d’avoir un itinéraire personnalisé à disposition, les utilisateurs peuvent réserver différents services de mobilités. Les plateformes prennent des commissions sur chaque vente.
  • Niveau 3 : « planification + vente de billets + tarification ». La différence entre le niveau 2 et celui-ci, est qu’en plus de vendre des titres de transports par exemple, les plateformes utilisent des stratégies d’acquisition clients en proposant des tarifications « tout inclus ».
  • Niveau 4 : « planification + vente de billets + tarification + incitations » Ici, en plus de fournir tous les services cités précédemment, l’utilisateur va être incité à utiliser un mode de transport moins gourmand en énergie. Il peut aussi être incité, par exemple, à utiliser les transports en communs en heure creuse et bénéficier ainsi de tarifs réduits . L’accent est vraiment mis sur l’usage des mobilités douces.

De nombreuses solutions MaaS en France

De plus en plus de villes, peu importe leur taille, commencent à développer des applications MaaS pour leur réseau de transport. C’est le cas de la ville d’Annemasse dans le département de la Haute-Savoie. Ici, c’est la RATP qui a développé l’application « TAC ». C’est une application multimodale de niveau 3, téléchargé près de 10 000 fois sur le Play Store. Elle permet aux utilisateurs de planifier leurs trajets au sein de l’agglomération de Annemasse mais aussi jusqu’à la ville de Genève grâce au Léman Express. L’application permet aussi à l’utilisateur de valider son titre de transport et de bénéficier d’un abonnement permettant de se déplacer.

©️ RATP

Au niveau de l’Ile-de-France, l’application « MaaX » opéré par la RATP et Ile-de-France Mobilités est encore en phase de test et devrait être prochainement lancé. Depuis cette application, les utilisateurs pourront planifier leurs trajets en transports en commun, mais aussi en vélo et voiture libre-service ou encore en VTC. Ils pourront aussi payer leurs places de parking depuis l’application. Véritable centralisation, l’application tend à faciliter et simplifier la vie des franciliens, d’autant plus que l’offre de transport y est importante. La plateforme étant intermodale, il sera possible d’avoir un itinéraire combinant plusieurs modes de transports.

Plus généralement, l’application MaaS « Assistant SNCF » tend, elle, à devenir un acteur de la mobilité au niveau national. En effet, depuis l’application, il est possible de planifier, réserver et s’abonner à plusieurs modes de transports, dont les trains, VTC ou encore covoiturage. Il est aussi possible de valider ses titres de transports dans le réseau RATP et CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois). Déjà téléchargé par plus de 5 000 000 d’utilisateurs sur le Play Store, on peut imaginer que l’application va nouer de nouveaux partenariats avec d’autres opérateurs de transports en communs dans d’autres villes pour étendre son offre sur le territoire.

Des offres diversifiés en Europe

Les applications de mobilité sont nombreuses en Europe. L’une des plus connus est sans doute Whim. Parfois appelé le « Netflix de la mobilité » , Whim est une application finlandaise disponible à Helsinki, Vienne, Birmingham et Antwerp. Les utilisateurs peuvent à partir de l’application, planifier, réserver et payer leurs trajets en transports en communs, mais aussi en train, taxi ou vélo libre-service. Elle propose notamment des abonnements mensuels pour ses utilisateurs leurs permettant d’utiliser de façon illimités les transports en communs locaux. Whim ambitionne d’étendre ses services à l’Amérique du Nord.

©️ Whim

En Suisse, l’application Zengo est en cours de test. Un partenariat est né des transports public genevois et des transports de Lausanne. Depuis l’application, les utilisateurs pourront profiter de toutes les offres disponibles dans la ville de Genève et Lausanne. Ils pourront aussi emprunter le train reliant les deux villes. Zengo se dote aussi d’une formule d’abonnement exclusif afin de joindre les deux services de transports de la ville.

De plus, la ville d’Utrecht, connu pour sa forte utilisation du vélo, disposera elle aussi d’une application MaaS. HelloGO est l’initiative du groupe Keolis. Elle dotera la ville d’une application permettant aux habitants d’optimiser et planifier leurs parcours, en utilisant différents moyens de transport. Elle permettra aussi la dématérialisation de ses titres de transports.

Enfin, l’application Belge, Skipr, elle, a pour ambition de servir d’applications de référence pour tout le territoire belge. En effet, elle centralise l’ensemble des moyens de transports, personnels, publics et privés. L’application passe en revue différents modes de transports adaptés au trajet planifiés et l’utilisateur a simplement à choisir.

Il est fort à penser qu’au fil du temps, de nouvelles applications MaaS verront le jour. On peut même penser à une application centralisant et simplifiant les trajets dans toute l’Europe et pourquoi pas dans le monde entier, en utilisant notamment l’API de Lyko qui permet de développer sa solution MaaS.

Pour découvrir l’intégralité de notre infographie,
c’est par ici…

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A voir également : [DESIGN] Imaginons & Imageons l’application MaaS de demain (Partie 1/3)

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