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La reconnaissance faciale débarque à l’aéroport de Paris-Orly

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Temps de lecture : 2 minutes

Qui de vous n’a jamais rouspété devant la porte d’embarquement ou encore eu peur d’avoir oublié d’imprimer ou télécharger sa carte d’embarquement. Bientôt passer la porte d’embarquement se révélera aussi facile que de valider son ticket dématérialisé au métro de Paris. En effet, dès le début de l’année prochaine, ce sera officiellement la fin des longues minutes d’attentes aux portiques d’embarquement ! Et tout ça, grâce au déploiement de la reconnaissance faciale ! Nous vous en disons plus sur cette nouvelle technologie.

Votre visage comme carte d’embarquement

Longtemps perçu comme relevant de la science-fiction, l’arrivée de la reconnaissance faciale dans les aéroports n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, depuis 2018, le groupe ADP (Aéroports de Paris) a déjà doté Orly et Roissy Charles de Gaulle d’une centaine de systèmes « Parafe » (Passage automatisé rapide des frontières extérieures). Ces portiques permettent aux passagers de passer la frontière en seulement 10-15 secondes. Non plus grâce à leur empreinte digitale, mais uniquement via leur photo de passeport couplée à la reconnaissance faciale. À terme, cela permettra d’accélérer le temps de contrôle d’identité et ainsi fluidifier le parcours des passagers.

Une première phase d’expérimentation en 2020

En collaboration avec deux compagnies aériennes, dont Air France, les tests devraient débuter dès début 2020 pour une durée d’un an. La reconnaissance faciale sera expérimentée à la fois lors de l’enregistrement des bagages et de l’embarquement des voyageurs. Les différents systèmes biométriques seront disposés à l’intérieur de zones balisées. Comme stipulé par ADP sur son site, « dans un premier temps, ce nouveau système sera déployé sur trois vols réguliers dont les destinations n’ont pas encore été définies, mais sembleraient être dans l’espace européen. » À la suite à cette phase pilote, ce système sera étendu d’ici à 2025 sur l’ensemble des aéroports parisiens.

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) aux aguets

Ayant accès aux données biométriques des voyageurs, la CNIL a pour mission de veiller au bon fonctionnement de ces tests. En effet, le groupe aéroportuaire précise que « toutes les données biométriques seront détruites immédiatement après le décollage de l’avion. Elles ne pourront être comparées à d’autres fichiers et ne pourront être utilisées sur d’autres vols ou à des fins commerciales « . Ainsi, impossible pour le Ministère de l’Intérieur de les comparer à sa propre base de données, par exemple. De plus en tant que passager, vous aurez l’obligation de donner votre consentement afin de pouvoir accéder à ce service de reconnaissance faciale. En cas de refus, vous ne serez donc pas éligible et procéderez à l’embarquement classique.

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