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Les TGV OUIGO débarquent en Espagne

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Temps de lecture : 2 minutes

Les trains à grandes vitesses low-cost Ouigo partent à la conquête du marché espagnol. Lors d’une conférence de presse en présence du Directeur Général de Voyages SNCF, Alain Krakovitch et la présidente de Ouigo Espagne, Hélène Valenzuela ont annoncé le lancement d’une nouvelle ligne entre Barcelone et Madrid dès le 15 mars 2021. Zoom sur cette nouvelle offre qui promet d’offrir des billets en moyenne « 50% moins chers que Renfe »

5 allers-retours par jour

En novembre dernier, la SNCF s’était vue attribuer des droits de circulation en Espagne. À savoir cinq allers-retours par jour entre Madrid, l’Aragon et la Catalogne. Cinq autres entre Madrid et la région de Valence. Et enfin, cinq derniers entre Madrid et l’Andalousie. La compagnie ferroviaire commencera ainsi par la liaison Madrid-Barcelone dès mars prochain. Avant de lancer une liaison Madrid-Valence/Alicante vers « fin 2021-début 2022 » et Madrid-Cordoue-Séville/Malaga en 2023. Comme déclaré par Hélène Valenzuela, « cette ligne n’est qu’un début nous allons ensuite nous étendre très rapidement vers Valence, Alicante, Malaga… pour couvrir une grande partie de l’Espagne très rapidement. »

© Ouigo

Malgré que la compagnie ferroviaire ait décidé de garder le nom de marque « Ouigo », les TGV ne seront pas entièrement un « copié-coller » du modèle français. En effet, afin de « prendre le meilleur pour répondre aux attentes des voyageurs espagnols », les 14 rames en TGV duplex accueilleront 509 passagers. Construites par Alstom, elles disposeront d’un Ouibar contrairement à son grand-frère tricolore. L’objectif de la compagnie ferroviaire annoncé par la responsable Espagne « démocratiser la grande vitesse en Espagne en moyenne » avec des prix situés « à 50% en dessous des prix habituels »

Trois mois de retard en raison du COVID-19

Avec un lancement normalement prévu en décembre, Alain Krakovitch a révélé avoir accumulé « trois mois de retard sur la préparation des rames avec Alstom et sur leur homologation ». Actuellement encore en train d’équiper certaines rames, la compagnie envisage vendre 30 000 billets par jour. Une concurrence qui a de fortes chances de faire de l’ombre à l’opérateur historique espagnol. A savoir, la Renfe. En effet, ce dernier avait annoncé le lancement de sa propre offre de TGV low cost en avril prochain. Un projet malheureusement reporté en raison de la pandémie.

À noter également qu’Ilsa, la filiale issue de la fusion entre la compagnie ferroviaire italienne Trenitalia et la compagnie aérienne espagnole Air Nostrum, devrait également lancer de nouveaux trains dans le marché espagnol d’ici 2022. Pour information, Trenitalia et Renfe ont également pour ambition de débarquer en France en lançant une liaison Lyon-Marseille du côté de la compagnie espagnole et Paris-Lyon-Milan du côté de la compagnie italienne. 

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