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MaaS 2022 : 4 évolutions à intégrer dans votre plateforme

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MaaS-evolutions-2022
Temps de lecture : 5 minutes

Qui dit nouvelle année dit nouvelles tendances. Et le secteur de la mobilité en pleine évolution n’y échappe pas. Depuis quelques années, le MaaS prend de plus en plus d’ampleur au sein des villes et des collectivités. Pour rappel, le Mobility as a Service (MaaS) est un concept de mobilité urbaine multimodale. Son objectif est simple : faciliter la mobilité des utilisateurs en proposant sur une seule plateforme différents modes de transports. Tel un assistant personnel, une application smartphone vous proposera les chemins les plus rapides, les moins chers ou encore les plus écologiques à prendre pour vous rendre à la destination choisie. Ces trajets sont des combinaisons de modes de transports multiples, privées, publics et même partagés. Mais il est possible d’aller encore plus loin… Zoom sur les nouvelles tendances du MaaS, qui se profilent pour 2022.

Intégrer l’Urban Air Mobility dans notre quotidien

Et si les « taxis volants » se retrouvaient bientôt dans nos applications MaaS ? Les grandes métropoles européennes font face à de nombreux défis notamment en matière de transport. En effet, la congestion et la pollution qu’elles génèrent principalement en centre-ville, les forcent à imaginer des solutions plus durables. Aujourd’hui les applications MaaS intègrent des vélos, des bus, des trams… Et si la réponse était le transport aérien urbain.

En effet, l’Urban Air Mobility connait un véritable essor ces dernières années. Le terme de « taxis volants » est de plus en plus évoqué. Impossible ou trop futuriste selon vous ? Eh bien non. Avec les avancées de la propulsion électrique, de la technologie de vol autonome, de l’intelligence artificielle et des réseaux de communication 5G, la mobilité aérienne a la capacité de révolutionner la mobilité urbaine. À mi-chemin entre des voitures et des hélicoptères ces « taxis volants » sont des aéronefs à décollage et atterrissage vertical (VTOL). De plus, ces engins fonctionnent avec une propulsion électrique (eVTOL). En 2019 la RATP avait déjà l’idée de l’intégrer à sa stratégie MaaS.

L’idée est de réfléchir avec Airbus sur la façon d’intégrer ses transports volants dans notre quotidien. Nous orientons notre réflexion sur des thématiques comme les nuisances sonores, les possibles lieux d’atterrissages et de décollages, les moyens de correspondance et les applications mobiles associées.

Mathieu Dunant, directeur de l’innovation chez RATP.

Zoom sur les projets de la RATP

La RATP dispose d’une application MaaS : Bonjour RATP et cherche à la développer. Pour cela, le projet des taxis volants va entrer en phase de test, à la fin de l’hiver 2022. À environ 35 km au Nord-Ouest de Paris, l’aérodrome de Pontoise est sur le point de les accueillir. De plus, la région Île-de-France a pour objectif de faire circuler ces aéronefs électriques pour les Jeux Olympiques de 2024. Une question se pose… Ces nouveaux modes de transports sont-ils vraiment une solution pour la mobilité de demain ?

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Selon le ministre des transports français, Jean-Baptiste Djebarri, oui. Le représentant politique du secteur affirme que ces taxis volants vont compléter l’offre des transports en commun, trop souvent bondés. Mais également représenter une alternative aux automobiles qui saturent nos routes. Enfin, il assure que ces engins ne seront que plus bénéfiques aux villes : moins bruyant, moins polluant… Ce projet plein d’ambition se concrétise petit à petit et devrait voir le jour dans les prochaines années. Et fort à parier que l’on retrouvera ce mode de transport dans l’application MaaS : Bonjour RATP. Affaire à suivre…

Après le GTFS maintenant le GBFS

Pour une solution MaaS opérationnelle, il est primordial de faciliter le partage et l’échange de données entre les opérateurs de transports et les fournisseurs MaaS. De la planification de trajets en passant par la réservation et le paiement, l’utilisateur espère avant tout une expérience sans couture. Et cela passe notamment par l’unification des données issues de multiples opérateurs.  Et pour cela, il est essentiel de convenir d’un protocole de communication standardisé, au niveau des données. La North American Bikeshaire Association (NABSA) a développé la General Bikeshare Feeds Specification, (GBFS) en suivant l’exemple des GTFS. Ce format de données uniformisé lancé en 2015, est devenu la norme d’échange de données pour les informations de mobilité partagée. Plus précisément, il permet aux opérateurs de transports de décrire les véhicules disponibles. Puis dans un second temps de partager des détails via les applications consommatrices de données.

MobilityData s’est associé à la NABSA pour assurer le développement continu de cette spécification. Ces données GBFS mettent à disposition des voyageurs des informations en temps réel. Elles les aident à découvrir et à utiliser les services de mobilité partagée. Adopté par plus de 600 services de vélo et trottinettes en libre-service dans le monde, elles sont utilisées essentiellement pour planifier des trajets et partager l’état en temps réel des véhicules partagés. L’objectif des GBFS est tout simplement d’aider les villes à soutenir des options de mobilité transparentes et durables. Il sera désormais plus facile pour les opérateurs de transport de connecter leurs données dans les différentes applications MaaS. Enfin, un nouveau format de données est en cours de développant. Les GOFS (General On-Demand Feed Spécification) sont en cours de création pour le transport à la demande.

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En route vers un FranceConnect de la mobilité

Adopté par environ 33 millions d’utilisateurs FranceConnect est une solution technologique proposée par l’État. Elle permet de sécuriser et simplifier la connexion à plus de 1000 services en ligne. En effet, avec une seule connexion, il est possible d’accéder à de multiples services. Et s’il existait un compte unique entièrement dédié à la mobilité ? Dans quel but ? Comment ?

Tout d’abord son but serait la simplification des démarches de connexion et d’authentification des utilisateurs. Un véritable gage de confort pour les usagers, souvent dépassés par l’incalculable nombre de mots de passe créés. Les voyageurs ne renseignent qu’une seule fois leurs informations personnelles (nom, prénom, âge). Bien évidemment, toutes les informations sont sauvegardées et sécurisées. Ensuite, ils accèdent directement aux différents services de mobilité. Dès lors, plus besoin de créer de nouveau compte ! Stop aux redirections sur les différents sites des opérateurs, une connexion en un seul clic suffit. Véritable identifiant numérique, un compte de mobilité unique soulagerait sans nul doute tous les utilisateurs des applications MaaS.

Vers un nouveau Web ?

Mis en avant comme la prochaine révolution d’Internet le terme Web 3.0 est de plus en plus évoqué… Mais comment le définir ? Quelle utilité pour les plateformes MaaS ? On vous explique… Le Web 3.0 se différencie du Web 2.0 par un fonctionnement décentralisé possible grâce à la blockchain. Cette technologie développée dans les années 2008 est en premier lieu une technologie de stockage et de transmission d’informations. En effet, elle offre de hauts standards de transparence et de sécurité. Elle fonctionne sans organe central de contrôle. Enfin, sa base réside dans l’informatique de pointe, l’intelligence artificielle et les réseaux de données décentralisés.

Mais pourquoi Web 3.0 a un impact massif sur la mobilité ?

La Mobilité-as-a-Service (MaaS) permet d’offrir aux usagers un service porte à porte et individualisé. Le tout en intégrant différents modes de transport et un paiement unifié. L’enjeu pour les différents fournisseurs MaaS est de collaborer efficacement pour offrir la meilleure expérience utilisateurs. C’est là que la blockchain rentre en jeu ! Cette nouvelle technologie offrirait de nombreux avantages pour les fournisseurs MaaS et ses utilisateurs.

Tout d’abord, la promesse d’une sécurité renforcée concernant les données des voyageurs. Puis, une véritable traçabilité, notamment des flux financiers. Et enfin, la transparence de la gouvernance des plateformes MaaS. Cette technologie de partage d’informations, sécurisée et sans intermédiaire, semble être un moyen pertinent de répondre aux problèmes modernes d’aujourd’hui. Un potentiel de la technologie blockchain, en somme, qui n’est plus à prouver. En particulier pour les domaines de l’e-mobilité et de la logistique. Aucun doute pour dire que le Web 3.0, demeure un levier de développement, dans un futur proche, pour les plateformes MaaS.

Pour aller plus loin, téléchargez notre guide gratuit et découvrez quelles stratégies mettre en place pour déployer la solution MaaS « Best-in-class ».

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