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Clermont-Ferrand : La mobilité, un sujet au cœur des municipales

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Temps de lecture : 3 minutes

À moins d’une semaine du premier tour des municipales, la mobilité s’invite dans les promesses de campagnes de plusieurs candidats. En effet, la mobilité est un sujet auquel toutes les municipalités sont confrontées, grandes comme petites. Et encore plus, à l’heure d’aujourd’hui avec les enjeux climatiques… Suite à notre participation à AuverMoov, concours visant à récompenser les projets innovants en matière de mobilité, nous avons décidé de nous intéresser à Clermont-Ferrand. Située dans le département du Puy-Dôme, cette ville de moins de 150 000 habitants souhaite avant tout offrir à ses habitants une mobilité plus pratique partout et pour tous.

Clermont-Ferrand, une ville engagée dans la mobilité

D’origine industrielle, Clermont-Ferrand est connue pour posséder le siège d’un des plus grands fabricants de pneumatique au monde, Michelin. La ville a ainsi toujours vécu au rythme de ses valeurs, notamment en matière de mobilité durable. En effet, Clermont-Ferrand encourage fortement les innovations et projets axés mobilité. Comme évoqué dans l’introduction, la ville organise chaque année depuis 2016 AuverMoov. À l’initiative du Syndicat Mixte des Transports en commun de l’agglomération clermontoise (SMTC), ce concours récompense les start-ups les plus innovantes en matière de mobilité. Tout ceci dans un seul de but de prôner et participer activement à la mobilité de demain.

Mission principale : Améliorer le quotidien de ses résidents

Malgré son positionnement géographique, en plein centre de France, Clermont-Ferrand ne fait pas encore partie des meilleurs hubs de mobilité. En effet, elle n’occupe que la 29ᵉ place dans le top 50 des villes françaises championne de la mobilité en 2019. Classement établi par Le Think Tank Les Clés de la Mobilité et le loueur Athlon, nous retrouvons sur le podium Lyon, suivi de Paris et Rouen.

Suite à un sondage établi par la Montagne, les Clermontois ont soulevé plusieurs pistes d’amélioration. Pour commencer, concernant la gare et l’aéroport. En effet, ces derniers réclament plus de trains et d’avions. À ce jour, l’aéroport Clermont-Ferrand-Auvergne, composé d’un seul terminal dessert 17 destinations. En comparaison, l’Aéroport de Lyon Saint-Exupéry, élu meilleur aéroport européen, avec ses 2 terminaux relie plus de 100 destinations dans le monde. Coté rail, la gare Clermont-Ferrand fait également polémique avec le manque de TGV desservant les grandes villes françaises. Les habitants sont souvent contraints d’opter pour des services de covoiturage ou bus macron tels que BlaBlaCar, l’association Covoiturage Auvergne, BlaBlaBus ou FlixBus.

Coté intra-urbain, le développement de pistes cyclables fut fortement plébiscité. En effet, avec plus de 1,9 million d’euros d’investissement en 2019, la capitale auvergnate ne cesse d’étendre les kilomètres de pistes cyclables. Avec près de 360 000 trajets en 2018, le service C.Vélo met à disposition plus de 520 vélos en libre-service. Depuis avril 2018, l’abonnement à l’année est notamment gratuit, faisant bondir en un an de 10 fois le nombre d’abonnés, passant de 1000 à 10000. Bien qu’offrant 52 stations dans toute la ville, la sécurité des pistes cyclables reste une forte préoccupation des Clermontois. Il arrive souvent que les cyclistes empruntent la voie du tramway pour traverser la place de Jaude. Plus sûre, cette pratique s’avère en réalité interdite par le code de la route.

Autre problème, le manque de lignes de bus, notamment aux heures de pointe. Ville étudiante, Clermont-Ferrand compte pas moins de 40 000 étudiants, souvent usagers des bus. Ces derniers se retrouvent ainsi plus facilement bondés.

Des candidats, tous en quête d’amélioration

Afin d’apporter aux Clermontois une meilleure mobilité, les sept candidats en compétition essaient d’y contribuer activement. De « l’accélération du schéma cyclable » pour le maire actuel Olivier Bianchi (PS), à la « sécurisation des pistes cyclables » par Anne Biscos (RN) la mise en place de « lignes de bus hydrogènes et navettes électriques » avec Jean-Pierre Brenas (LR), en passant par la gratuité des transports en commun évoquée par Marianne Maximi (LFI), Philippe Fasquel (Cause Commune) ou encore le weekend par Eric Faidy (LREM) ou la prise en charge 100% par l’employeur proposée par Marie Savre (LO). Quel que soit le candidat sortant, il y a fort à parier que Clermont-Ferrand atteindra un jour le top 10 du classement des 50 villes françaises en matière de mobilité. À découvrir également notre focus Green Cities sur la ville de Lyon, championne de la mobilité urbaine en 2019

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