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Comme chaque dernier mercredi du mois, retrouvez notre résumé des actualités en matière de mobilité qui ont marqué ce mois d’avril. Au programme de ce Mobi’Zap : la baisse de la pollution sonore à Paris, la mise en place de pistes cyclables provisoires dans plusieurs villes françaises et enfin l’énorme manque à gagner d’Ile-de-France Mobilités.

Quand les villes se muent dans le silence

Chants d’oiseaux, bruissement des feuilles,… Depuis le début de ce confinement, la nature reprend ses droit. En effet, comme confirmé par Jérôme Sueur, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), «la biophonie, l’ensemble des sons dus aux êtres vivants, semble avoir pris le pas sur l’antropophonie, l’ensemble des sons liés aux activités humaines ».  Et cela s’applique également sur Paris. Avant la capitale, c’était un mélange du brouhaha de voiture, d’avions, de trains, des chantiers, de la vie nocturne…  Mais ça, c’était avant.

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© BruitParif

En effet, d’après l’observatoire du bruit en Île-de-France Bruitparif, la pollution sonore a considérablement baissé. Une chute des émissions sonores estimée de près de 80% la journée et jusqu’à 90% la nuit dans certains quartiers de la capitale. Du jamais vu ! Cette baisse d’activité est notamment très appréciée des parisiens vivant près des périphériques ou encore des aéroports. Comme souligné par Bruitparif, « les personnes habitant près des aéroports ne subissent pratiquement plus de survols d’aéronefs du fait du très fort ralentissement de l’activité aéroportuaire qui s’est encore accentué au cours de la seconde semaine de confinement ». Important de noter qu’il n’y a pas que la pollution sonore qui a diminué. C’est aussi le cas de la pollution de l’air. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à découvrir notre infographie « COVID-19, transport et pollution : quelles leçons tirer de cette crise ?« .

Déconfinement : quand les grandes villes misent sur le vélo

Tout le monde attend avec impatience le 11 mai… Et pourtant nous savons déjà que nous n’allons pas reprendre directement nos habitudes. Notamment en matière de mobilité. En effet, les mesures de distanciation laissent penser qu’il sera difficile d’emprunter les transports en commun. Et que certains vont ainsi privilégier la voiture, engendrant congestions, pics de pollution à la fois atmosphériques et sonores. Pour rappel, lors de la grève des transports de décembre, on enregistrait un record de plus de 628 km d’embouteillages sur les routes franciliennes, aux alentours de 8h30. Contre une moyenne habituelle de 200 et 350km à la même heure.

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Esquisse d’une piste cyclable provisoire sur l’avenue Leclerc (Paris 14 ème), imaginée par l’association Paris en Selle.  © Paris en Selle

C’est donc pour toutes ces raisons que plusieurs villes françaises ont décidé de mettre en place des plans d’urbanisme tactique. Des mesures qui consistent à repenser au partage des espaces publics en prônant le vélo comme alternative. C’est notamment le cas des villes de Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Nantes, Lille et Grenoble. Mais également d’autres villes dans le monde telles que New York, Milan, Berlin, Bogota, ou encore Oakland. Cerema, le centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, a notamment développé un guide d’amenagement des pistes cyclables provisoires pour les collectivités.

Un milliard de manque à gagner pour IDF Mobilités

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Avec l’arrêt forcé des transports, Île-de-France Mobilités est également touchée par cette pandémie. En effet, depuis le confinement elle enregistre une baisse considérable de cette recette. Estimée à près d’un milliard d’euros, cette perte est essentiellement due aux recettes tarifaires. Mais, également au blocage du versement transports des entreprises. Comme souligné par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France,  » 90 % des voyageurs ne sont plus dans les métros et les bus. Il y aura un trou dans la caisse et, évidemment, IDF Mobilités n’a pas les épaules face à un trou d’une telle ampleur. Nous nous tournerons vers l’Etat pour nous aider, il s’agit d’une force majeure. »

Se pose alors la question de savoir quel impact aura cette crise sur les améliorations et projets envisagés pour cette année 2020. Y’aura-t-il des retards à prévoir ? Voire l’arrêt total des travaux ? Devront-il renoncer à la livraison des nouveaux RER ?

Pour découvrir la réponse de Valérie Pécresse,
regardez vite notre Mobi’Zap d’avril 👇 :

Si ce Mobi’Zap vous a plu, n’hésitez pas à revoir notre infographie traitant des leçons à tirer de cette crise, en matière de pollution et transport.

A voir aussi : [INFOGRAPHIE] COVID-19, transport et pollution : quelles leçons tirer de cette crise ?

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