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D’ici 2030, une voiture sur trois sera autonome. Cela peut sembler difficile à croire, mais pourtant c’est bien vrai ! En effet, d’après une étude réalisée par Capgemini, 64% de la population préférera utiliser une voiture autonome par rapport à une voiture classique. Contre 25% actuellement.

Le marché devrait connaître une croissance exponentielle ces dix prochaines années. Résultant alors en une commercialisation massive de ce nouveau type de transport. Il est important de noter que 1 600 milliards de dollars de recettes globales devraient être générées annuellement, avec l’arrivée de ces derniers sur le marché. D’autant plus, qu’ils vont faire leurs entrées dans la circulation avec leurs lots de promesses : réduction du nombre de décès, réduction des émissions nocives ou encore réduction du temps passé dans les embouteillages. Les véhicules autonomes semblent être destinés à un avenir prometteur. Découvrons ensemble, comment vont-ils réinventer la mobilité de demain.

Le contexte actuel

Les véhicules autonomes (voitures, navettes, taxis ou camions autonomes) représentent une innovation majeure pour l’industrie automobile, mais leur impact potentiel aussi bien que leurs taux d’adoption restent flous. Bien qu’une grande incertitude entoure toujours la question, le rôle que pourraient jouer les véhicules autonomes dans notre économie et dans notre société semble être majeur.

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D’après une étude menée par ABI Research, d’ici 2025, environ 8 millions de véhicules autonomes ou semi-autonomes circuleront sur nos routes. Cependant, avant de se fondre dans la masse, les véhicules devront d’abord passer par différents niveaux technologiques en matière d’assistance à la conduite.

À quoi correspondent plus précisément ces niveaux ? La Society of Automotive Engineers (SAE international) a défini 6 niveaux d’automatisation que l’on peut séparer en deux catégories distinctes. D’une part, les niveaux d’automatisation où le conducteur surveille encore son environnement de conduite. Font partie de cette catégorie, les niveaux allant de 0 à 3. D’autre part, les niveaux d’automatisation où le système de conduite le surveillera pour l’usager. Les niveaux 4 à 6 font partie de cette catégorie.

Les niveaux de conduite autonome

Niveau 0 : Pas d’automatisation

L’assistance au conducteur est très limitée. Il a cependant accès à des options classiques telles que le freinage d’urgence automatique ou l’avertissement d’angle mort. Le conducteur est globalement maitre de son véhicule. C’est le niveau d’automatisation correspondant à la plupart des véhicules actuellement en circulation.

Niveau 1 : Assistance au conducteur

L’assistance au conducteur prend la forme d’options : régulateur de vitesse, fonction centrage voie ou avertissement en cas de non-respect de la distance de sécurité.

Niveau 2 : Automatisation partielle

Le véhicule peut contrôler à la fois la direction et l’accélération/décélération.

Niveau 3 : Automatisation conditionnée

Ce niveau d’automatisation correspond à un mode d’autoconduite dans des conditions limitées. Le véhicule a des capacités de détection environnementale. Il sera également en moyen de prendre des décisions en autonomie. Par exemple, accélérer pour dépasser un véhicule lent.

Niveau 4 : Haute automatisation

À ce stade, la conduite est presque totalement autonome. Les opérations peuvent être cependant limitées à des zones désignées et géographiquement clôturées.

Niveau 5 : Automatisation totale

Le niveau 5 correspond à des véhicules totalement autonomes, partout et dans toutes les conditions

Bien que l’avenir des véhicules autonomes soit passionnant, la production devra attendre encore quelques années avant de dépasser le niveau 2. Selon Business Wire, on s’attend à ce que les voitures autonomes de niveaux 4 et 5 deviennent un marché mondial de 60 milliards de dollars américains d’ici 2030. À condition qu’elles soient sécurisées contre les cyberattaques. En 2018, ce marché ne représentait que 5,68 milliards de dollars.

Les véhicules autonomes ont le potentiel de révolutionner l’industrie du transport

Étant donné que les véhicules autonomes ont le potentiel de répondre à nombreuses problématiques sociétales et environnementales, leurs entrées en circulation font fantasmer. Découvrez en quoi les véhicules autonomes pourraient révolutionner l’industrie automobile.

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1 – Le nombre de décès diminuera

Il est prévu que l’augmentation du nombre de voitures sans conducteur réduira de 90% le nombre de décès lié à la circulation. Le ministère américain des transports (USDOT) a fait état de 37 133 décès à la suite d’accidents de la route, en 2017. 94 % d’entre eux étaient dû à l’erreur humaine. On peut donc en conclure qu’une réduction de 90 % permettrait de sauver 30 000 vies en une seule année aux États-Unis.

2 – La circulation sera plus fluide

Dans un second temps, les véhicules autonomes vont aider à fluidifier la circulation. Les conducteurs humains créent naturellement des bouchons. Prenons le cas de quelqu’un qui change de voie. Des chercheurs de l’université Rutgers-Camden ont découvert pendant une expérience que les véhicules autonomes étaient en capacité de contrôler le flux de circulation. Avec en plus, l’avantage de dissiper les vagues d’arrêt et de démarrage. Selon eux, avec 5% des véhicules autonomes en circulation, on observerait une réduction de 40% de la consommation totale de carburant et une réduction de 99 % du temps de freinage.

3 – Les émissions nocives chuteront

Parmi les avantages de l’autoconduite figure la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Dans la mesure où moins d’accidents signifient moins d’embouteillages, cela signifie aussi une baisse de la pollution. L’université de l’Ohio a démontré que la réduction des émissions pouvait atteindre 60 % avec l’avènement des véhicules autonomes. De plus, il est intéressant de noter que les véhicules autonomes peuvent être programmés pour réduire leurs émissions.

4 – Les conducteurs auront plus de temps

D’après une étude réalisée par Capgemini, la population considère globalement que les voitures autonomes vont améliorer leur vie. La moitié s’attend à ce que ces nouveaux véhicules leurs fassent gagner du temps. Ainsi, ils pourraient leur faire économiser 50 minutes par jour, soit jusqu’à 6,5 heures par semaine. Ces consommateurs espèrent économiser du temps pour poursuivre de nouvelles activités.

Une solution qui va cependant être difficilement adopté par la population

Malgré un sentiment d’optimisme quasiment généralisé quant à l’avenir de cette technologie, on constate toutefois, un ressenti négatif à l’égard de cette nouvelle forme de mobilité.

Dans une étude publiée par Capgemini, on apprend que 48 % des consommateurs dans le monde associent l’auto conduite à la peur. De même que 46 % l’associent à l’anxiété. Ces chiffres renforcent l’importance pour l’industrie automobile de travailler sur la sensibilisation à ces technologies. En France, les émotions suscitées par ce sujet sont dans 39% des cas positives, pour une moyenne de 40% au niveau mondial. Les véhicules autonomes évoquent néanmoins des émotions négatives pour 29% des Français.

Il est intéréssant de mentionner que 35% des plus de 35 ans vivant dans des zones rurales ont des émotions négatives envers les véhicules autonomes. Contre seulement 20% des moins de 36 ans vivant dans des zones urbaines.

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Principaux obstacles qui pourraient empêcher les consommateurs d’adopter les véhicules autonomes

À noter qu’il existe cependant, une différence de perception entre ce qui constitue des obstacles à l’adoption pour les consommateurs et les entreprises automobiles (cadres et dirigeants).

  • 71% des consommateurs considèrent le fait que les véhicules autonomes puissent mal fonctionner dans des situations inattendues comme un obstacle majeur à l’adoption. Contre, 64% des cadres ou dirigeants.
  • 73% des consommateurs considèrent les véhicules insécurisés contre les hackers comme un obstacle majeur à l’adoption. Contre, 65% des cadres ou dirigeants.
  • 56% des consommateurs considèrent difficile d’interagir avec les véhicules conduits par des humains comme un obstacle majeur à l’adoption. Contre 68% des cadres ou dirigeants.

Les infrastructures ainsi que la mise en place de réglementations constituent aussi des obstacles majeurs, selon une étude menée par BCG. En effet, pour fonctionner correctement, les véhicules autonomes nécessiteront une nouvelle infrastructure matérielle et numérique. Les améliorations structurelles nécessaires comprennent notamment des voies réservées pour séparer les véhicules du reste du trafic. Les villes devront également construire des stations de recharges pour alimenter ces nouveaux véhicules. Il sera dès lors nécessaire de mettre en place un règlement efficace. Les décideurs politiques devront répondre à des problématiques telles que la sécurité ou la responsabilité en cas d’accident.

Un avenir prometteur pour les véhicules autonomes

Des investissements conséquents dans le domaine de la mobilité

Depuis 2010, le montant total des investissements dans les véhicules autonomes (AV) et les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) s’élève à 29,9 milliards de dollars. Les investissements dans les logiciels et la cartographie des véhicules autonomes représentent quant à eux, 13,5 milliards de dollars. Au total, c’est donc, 43,4 milliards de dollars qui ont été investis dans les technologies de conduite autonome ces dix dernières années. Ce qui représente environ 20% des investissements totaux réalisés sur le marché de la mobilité. Parmi les entreprises ayant le plus de brevets liés à ces technologies, on retrouve Toyota avec 626 familles de brevets actifs, Ford avec 528 familles de brevets actifs ou encore General Motors qui est en possession de 426 familles de brevets actifs.

Un nombre conséquent de startups investissent aussi dans ce domaine. Nuro, Rivian, Zoox ainsi que nuTonomy figurent parmi les startups les mieux financés dans le monde dans le domaine des véhicules autonomes.

Les prédictions liées au marché des véhicules autonomes

D’après BCG, d’ici 2035, 25 % du total des voitures vendues devraient être des véhicules autonomes. 1 600 milliards de dollars de recettes globales liées à ces véhicules devraient ainsi être générés annuellement.

La Chine sera un des plus grands marchés mondiaux

Parmi les marchés mondiaux, la Chine attire l’attention. Elle a le potentiel pour devenir le plus grand marché mondial de véhicules autonomes. En effet, ces nouveaux véhicules pourraient représenter jusqu’à 66 % des voyageurs-kilomètres (le voyageur-kilomètre ou passager-kilomètre est une unité de mesure de quantité de correspondants au transport d’une personne sur un kilomètre) parcourus en 2040. En termes d’unités, cela signifie que les véhicules autonomes représenteront un peu plus de 40 % des ventes de véhicules neufs.

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© Cruise

Vous souhaitez en savoir plus sur les véhicules autonomes et comment ils vont réinventer l’industrie du transport ? N’hésitez pas à télécharger notre infographie pour plus d’informations.

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À découvrir également notre article :
L’implantation des navettes autonomes dans le paysage urbain

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