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La crise du coronavirus a complétement modifié notre manière de percevoir la vie en communauté. De plus en plus de personnes délaissent les transports en commun. En cause : l’afflux de passagers et la crainte d’être contaminé. Néanmoins, il se peut que la mise en place d’informations en temps réel sur le nombre de passagers présents dans chaque bus, tram ou encore lignes de métro rassure les usagers. Zoom sur les expérimentations et solutions d’ores et déjà mises en place à l’heure actuelle.

Rendre les transports en commun plus agréables

Comme nous avons pu le voir avec les récentes mises à jour de Google, le confort des voyageurs utilisant les transports en commun est au cœur des préoccupations. Des options comme la possibilité de voir en temps réel des informations sur la fréquentation à bord des transports en commun fleurissent sur les différentes applications de mobilité.

En juin 2020, Transit a réalisé une étude en Amérique du Nord concernant l’affluence de passagers dans les transports en commun et la manière dont cela pouvait affecter l’expérience voyageur. Sans surprise, les personnes ayant accès à une voiture évite à 61% d’emprunter les transports publics. De plus, avant la pandémie, plus de 60% des usagers affirmaient monter à bord des transports, même s’ils étaient bondés. Aujourd’hui, il n’est seulement que de 10%. Néanmoins, avec une information voyageur en temps réel, près de 75% des voyageurs planifieraient leur voyage de manière différente, en délaissant sans doute leur voiture.

Il est donc plus que jamais important de développer des solutions indiquant le nombre de passagers dans les transports en commun. Mais comment faire ?

De nombreuses possibilités pour mesurer l’afflux passagers

Compter sur la participation collective

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© RATP

Nous avons tout d’abord la possibilité de pouvoir compter sur les utilisateurs étant actuellement dans les transports en commun, en leur permettant d’entrer les différentes informations sur le niveau d’affluence. C’est le cas de la RATP qui a intégré en juin dernier une nouvelle fonctionnalité collaborative sur son application. C’est aussi le cas de l’application Transit. Cette dernière permet à ses utilisateurs de partager les informations sur l’afflux passagers en répondant à une simple question dès le lancement de son itinéraire.

Important de noter, toutefois que cette technique peut répondre à ce besoin, à la seule condition que les passagers renseignent leurs informations en temps réel. Pas toujours possible lorsque par exemple les lignes de métro ne sont pas équipées de réseau 4G.

Installer différents capteurs

Pour l’heure Keolis est en train d’expérimenter sur deux lignes de bus francilienne, un système appelé DotPulse permettant d’analyser les traces Wifi. Le but est de détecter le nombre de smartphones présents dans les transports essayant de se connecter à un réseau Wifi ou ayant la géolocalisation d’activée.

De surcroît, une autre technique utilisée par de nombreux opérateurs de transport consiste à installer des capteurs calculant le nombre de passagers présents dans les rames en fonction du poids. C’est le cas dans les trains de Sydney, où des capteurs ont été installés dans chaque wagon. Les passagers sont donc informés du nombre de places assises encore disponibles. Une information utile pour les personnes en situation de handicap ou encore les personnes âgées.

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© Transport for NSW

Keolis a aussi mis cette technique en test dans deux lignes de bus. Elle souhaite utiliser une des deux techniques d’ici la fin de l’année 2021 pour assurer un service optimal à tous les usagers. En ce qui concerne le traitement de données personnelles, Keolis assure respecter la RGPD. Les données vont être utilisées afin d’alimenter une intelligence artificielle. Cette dernière permettra d’anticiper et d’adapter le voyage des utilisateurs en fonction de la fréquentation des lignes.

Déployer des cellules compteuses

Enfin, une autre technique pour calculer le nombre de passagers empruntant les transports en commun est l’installation de cellules compteuses permettant de calculer le nombre de passagers entrants et sortants d’un bus par exemple.
A terme, il ne fait nul doute que les informations sur l’afflux de passagers soient entièrement prises en compte par les différents opérateurs de mobilité. L’expérience voyageur sera alors optimale et permettra notamment de conserver les distances de sécurité, mais aussi de rendre le voyage plus agréable dans les transports en commun. Et pourquoi pas attirer de nouveaux voyageurs plutôt réticents à l’utilisation des transports publics.

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